Paris, BnF, nouv. acq. fr. 4464 [transc. A. Sulpice]: X

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TE015104
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anon.
Exemplum contextContexte de l'exemplumUmgebung des ExemplumContesto dell'exemplumContexto del exemplum:
D?ung riche homme dur et avers qui puis donna quanques il avoit pour l’amour de Dieu, digne de audience.
SummaryRésuméZusammenfassungSommarioResumen:
(Fr.) Exemple pour les pauvres et pour l’aumône. Histoire de Pierre le percepteur (le Télonier) libéré du jugement à cause de ses aumônes ~ Á l’époque de saint Jean l’aumônier, patriarche d’Alexandrie, il y a dans une ville, un homme très puissant et très riche qui a pour nom Pierre. Il est si dur avec les pauvres qu’il ne veut leur faire du bien : lorsqu’il en voit un à sa porte, il lui jette une pierre ou un bâton ou tout ce qu’il peut trouver. Un jour, les pauvres, assis au soleil, en parlant des bons et des mauvais aumôniers, en arrivent à Pierre et constatent que jamais l’un d’eux ne réussit à obtenir l’aumône auprès de lui. L’un d’eux dit aux autres : « Que me donnerez-vous si j’arrive à obtenir quelque chose de cet homme ? ». Ils lui promettent alors de payer son pari. Celui-ci se rend chez le riche homme et lui demande l’aumône. Lorsque Pierre le voit, il n’a rien sous la main à lui jeter à la tête. Il voit un de ses valets qui porte du pain de seigle pour les pourceaux. Il en prend un et lui jette avec colère. Le pauvre prend le pain qu’il a eu par dépit et le montre à ses compagnons. Deux jours plus tard, Pierre tombe malade et meurt. Il est appelé à son jugement : il voit les diables mettre ses mauvais actes dans une balance et les anges tout tristes, ne sachant que mettre contre les diables. Un ange dit alors : « nous n’avons qu’à mettre le pain de seigle qu’il donna avant-hier au Christ ». Ils posent le pain sur la balance et le pain vaut autant que ses mauvaises actions. Les anges lui disent alors de s’en aller et de faire l’aumône. Revenu à lui, Pierre se dit que si un seul pain de seigle valait autant, tout ce qu’il ferait de bonne volonté pour Dieu vaudrait encore davantage. ~ Une fois guéri, il s’en alla un jour en ville, vêtu de son plus bel habit. Il voit un pauvre tout nu et lui donne son beau vêtement. Le pauvre, qui n’ose porter un si riche habit, le vend. Quand Pierre passe devant la maison de celui qui l’a achetée, il reconnaît aussitôt son vêtement. De retour chez lui, il commence à pleurer et se dit qu’il n’est pas digne car le pauvre a refusé de porter son vêtement. La nuit, une fois endormi, il voit le Christ, une croix sur son épaule et vêtu de l’habit qu’il a donné au pauvre. Le Christ le remercie de l’avoir vêtu car il avait froid. Á son réveil, Pierre décide de devenir pauvre. Il commence à répartir ses biens, fait venir son serviteur et lui demande de le conduire en ville et de le vendre. Celui-ci exécute les ordres de son maître et le vend à un argentier trente deniers qu’il reverse, comme son maître le souhaitait, aux pauvres. Pierre sert alors son seigneur avec grand dévouement et s’occupe des tâches des plus ingrates, ce qui lui vaut le mépris des autres serviteurs. Le Christ lui apparaît souvent pour le réconforter. Un jour, ses anciens voisins viennent à Constantinople et logent chez son maître. Au moment du repas, l’un d’eux le reconnaît et veut l’emmener avec lui. Á ces mots, Pierre se cache derrière la porte et demande au portier, qui est sourd et muet, de lui ouvrir. Á ces mots, le portier retrouve la parole et l’ouïe. Laissant Pierre s’enfuir, il court prévenir le maître et ses invités qui sont ébahis de le voir ainsi. Il explique alors ce miracle : une flamme est sortie de la bouche de Pierre et a touché la langue et les oreilles du portier. Ils sortent tous de la maison et tentent de le retrouver, sans succès. ~
Source textTexte originalOriginaltextTesto originaleTexto original:
Aprés, orrés exemples qu’il vous doient moult moult mouvoir a faire aumosnes, et ce premier exemple vault cy pour povreté et pour ausmones. Nous lisons en la vie saint Jehan l’aumosnier, patriarche d’Alixandre, qu’i sambloit racompter en son vivant que en une cité avoit ung trop puissant et trop riche homme, qui avoit a non Pierres. Mais sy dur estoit aux povrez que nul bien ne leur voloit faire. Et quant il en veoit ung a sa porte, il lui gettoit pierre ou baston ou ce qu’il pooit trouver. Tant que, ung jour, les povres sy se seoient au soleil et commencheirent a parler des bons aumonsniers et des malvaiz, tant qu’ilz cheirrent en parolles de cellui Pierre et trouverrent que oncques nulz d’eux n’eust aumosne de lui. Sy en y eust ung qui dist aulx aultrez : « Que me donrrés-vous, se je en puis au jour d’huy, avoir aumosne de sa main ? ». Et ceulx firrent marchiet a lui en celle maniere que, se il ly [f. 233v] falloit, qu’il pairoit la formaille . Cellui s’en partit de la et ala sus le riche homme et demanda l’aumosne. Quant le seigneur le vist, il n’avoit chose qu’i luy peust ruer a la teste. Sy vist ung de ses varlés qui portoit du pain de soillé en sa maison pour lez pourceaux et il en prent ung. Sy lui gette par grant ire a la teste en lieu de pierre. Et cellui prent le pain, sy s’en retourna a ses compaignons et monstra le pain qu’il avoit eu par despit et crioit a ses compaignons : « J’en ay eu ! J’en ai eu ! J’ay gaigniet la formaille ». Ne demoura apréz que deux jours, que ce Pierre fust malade a mort et fust ravis au jugement devant Dieu. Et vist les dyables qui avoient mis ses maulx en une balance. D’aultre part vist les angles dolans et tristez, pour ce qu’ilz n’avoient que mettre en la balance contre les diablez. Adonc en y ot ung qui dist : « Nous n’y avons que mettre, dist-il, que ung seul pain de soille qu’i donna avant hier a Jhesu Crist ». Par forche et par grant ire, sy le mirrent sur la balance d’aultre part encontre les maulx. Sy lui sambla qu’il pesa autant comme les maulx, ne plus ne mains. Sy lui dirrent : « Va-t?ent et ajouste a ton pain de soille tant qu’il enportes les maulx ». Quant il fust revenu a lui, sy dist : « A Dieu, dist-il, se ung petit pain de soillé, que je ruay par despit a ung povre, m’a tant valut, que seroit ce dont qui donrroit de bonne volenté ce qu’il a pour Dieu ? » Advint ung jour qu’il fust garis et s’en aloit parmy la ville, vestu de sa plus belle robe. Sy lui vint ung povre tout nus. Sy lui demanda pour Dieu aulcune chose pour lui couvrir. Et Pierre tantost se despoulla de celle bonne robe. Sy lui donna toute. Le povre, qui sy riche robe n’osa vestir, l’ala tantost vendre. Quant Pierre passa par devant la maison de chellui qui l’avoit achettee et il la [f. 234r] vist prendre a la perse la ou le marchant l’avoit mise pour revendre, sy s’en vint en sa maison et commencha a plourer, et disoit : « Je ne suys mie digne que ce povre veste ma robe ». Quant il fust endormy, Nostre Sire Jhesu Crist s’apparut a lui plus cler que le soleil, une croix sur son espaulle, et estoit vestu de la robe qu’il avoit donnee au povre et luy dist moult douchement : « Pierre, je te rens gracez et merchy de ce que je moroie de froit et tu m’as vestu ». Quant Pierre fust esveilliet, sy dist : « Bien eureulx sont les povres, car qui en vest ung, il vest Jhesu Crist. Or je dis a Dieu que je ne fineray jamais, sy seray povre ». Tantost il commencha a departir ses biens, dont il avoit sy grant abondance, sy larguement que assés tost il eust tout donné. Or avoit un serf qu’il pooit vendre a qui qu’il voloit ou plaisoit. Sy l’appella et lui dist : « Je te voeul dire mon conseil. Et bien sachés, se tu le dis a nullui et tu fais ce que je te diray , je te venderay aux sarrasins ». Et puis lui donna .X. livres d’or qu’il avoit retenus et lui dist : « Va t?ent en la sainte cité et me mainne avec toy et me vens a aulcun crestien pour estre son serviteur et l’argent qu’il te baillera de moy, donne pour Dieu. Et vechy .X. livres que je te donne pour ta paine ». Cil mena son maistre en icelle cité, vestu de trés vilz vestemens, et le vendit a ung argentier .XXX. deniers, puis les donna aux povrez. Pierre servoit son seigneur bien et loialment et faisoit tous les vilz offices del hostel tellement que tous les aultrez serviteurs le en desprisoient et souventeffoiz l’en batoient et le appeloient Nostre Sire, souvent s’apparoit a lui et lui monstroit les vestemens et aultrez biens qu’il avoit donné aux povrez pour l’amour de luy et le reconfortoit. L’empereur de Constantinoble estoit fort courchiet d’avoir perdu ung tel homme. Advint [f. 234v] que les voisins de Pierre vinrent en Alexandrie en pelerinage et furent logiés en l’ostel de Pierre. En mengant, ilz le virrent qui les servoit et estoit en trés petit estat et disoient l’ung a l’aultre : « Comment ce varlet resamble a Pierre le changeur, dist l’ung d’eux. Vrayement c'est il, je me leveray et se le prenderay et l’enmerons ». Quant Pierre oyt ce, il s’en ala muchier jusques a la porte del hostel. Le portier estoit sours et muel et ouvroit par signes la porte, auquel non mye par signes mais par parolles, Pierre dist : « Oeuvre moy la porte ». Et incontinent recouvrit le oïr et le parler et lui respondit, et ouvrit, et Pierre s’en fuyt et le portier s’en ala en la sale de l’ostel. Ceulx de l’ostel furrent moult esbahis quant ilz le vyrrent parler et oïr et qu’il leur dist : « Cellui qui faisoit de cheens les vilz officez s’en fuit, mais prenés vous garde, qu’il ne soit amis de Dieu, car quant il m’a dist que je lui ouvrisse la porte tantost est yssus de sa bouche une flame qui a touchié a ma langue et a mes oreillez, et incontinent j’ay recouvré l’oïr et le parler ». Adonc ilz yssirrent tous hors de l’ostel et coururent apréz. Mais ilz ne le peurrent trouver. Tous ceulx firrent penitances de ce qu’ilz l’avoient sy malement traitiet. Par cest example poeulx tu bien veoir comment il fait bon faire aumosne. La sainte escripture dist que ainsy comme l’yaue estaint le feu ainsy estaint l’aumosne le pechiet qui est confés et repentans . ~ ~ ~
SourcesSourcesQuellenFontiFuentes:
La source est donnée par l’auteur : Vie de saint Jean l’aumônier, patriarche d’Alexandrie, Vita s. Ioannis Eleemosynarii?, 21 [Patr. lat. 73], 356B-359A.

ReferencesRéférencesReferenzenRiferimentiReferencias

Tubach:

TUBACH, Frederic C., 1969. Index exemplorum. A Handbook of medieval religious tales. Helsinki.:

  • #171 : Alms, poor man wagers over. A poor man wagers that he can get alms from Petrus Telonarius. By begging, he gets Petrus Telonarius to throw a coin in his face. Dreaming that this coin outweighs all his sins, he gives everything to the poor. Enx (G) # 64; cf. H281 # 31; Klapper, Erz. # 131; Lib. Ex. # 125; S.T.: QI 72, QI 72.2, V512.2.– Jacob’s Well # 50; VitaePatrum . (© Frederic C. Tubach)
  • #3727 : Peter Toller’s conversion. In a vision ofjudgment, Peter the toll collector is saved because he once threw a loaf of bread at a beggar (even though it was done in anger). He henceforth led a saintly life. (See also: 171). Alpha # 296, # 297; H180 # 7, H281 # 31, H310 # 31, H326 # 23, H328 # 5, H331 # 4, H335 # 15, H473 # 28, H544 # 46, H562 # 37, H565 # 87, H641 # 28, H653 # 75, H678 # 27, H717 # 18; Klapper, Erz. # 131; Lib. Ex. # 125; Recull # 254, # 255; S.T.: Q42.3.– Arnould, Péchés, 150ff. # 31; Jacob’s Well # 50; VitaePatrum . (© Frederic C. Tubach)
  • #5002 : Tunic of St. Peter given to ship wrecked man. Lib. Ex. # 126.– VitaePatrum . (© Frederic C. Tubach)
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  • MAJOR, J., 1611. Magnum speculum exemplorum. Douai. , Humilitas, 26.
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