Tractatus de diversis materiis praedicabilibus, t. III, De dono scientie [Berlioz, 2006]: 939

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AuthorAuteurVerfasserAutoreAutor:
Stephanus de Borbone
Exemplum contextContexte de l'exemplumUmgebung des ExemplumContesto dell'exemplumContexto del exemplum:
III, tit. I, De penitentia
SummaryRésuméZusammenfassungSommarioResumen:
(Fr.) LA LÉGENDE DE ROBERT LE DIABLE. — L’épouse d’un comte n’avait pas de descendance et ne cessait de prier le Christ pour en avoir. Mais sans résultat. A la fin des fins, elle promit au diable de lui donner l’enfant s’il lui faisait en avoir un. Elle eut un fils que l’on nomma Robert. Plus il grandissait et plus il devenait méchant. Il commença par mordre les seins de ses nourrices, puis, devenu plus grand, il frappa d’autres gens. Il réduisait tous ceux qui lui tenaient tête, enlevait les vierges, et mêmes les épouses, et les violait; il tuait les hommes. Fait chevalier il n’en devint que plus méchant. Une fois, sa mère, que les plaintes à son sujet peinaient beaucoup, lui dit qu’on chercherait en vain à le rendre meilleur car elle voyait bien qu’il ne ferait jamais que le mal. Robert se jeta alors sur elle, l’épée à la main, lui disant que soit il la tuait, soit elle lui avouait pour quelle raison elle lui avait dit cela et le pourquoi de sa méchanceté. Sa mère, terrifiée, lui raconta comment elle l’avait donné au diable. Sur ces mots il alla à Rome, cherchant à se confesser au pape. Celui-ci l’ayant finalement l’envoya à un saint reclus qui au cours de sa messe demanda au Christ de lui faire connaître la pénitence à imposer, car ce qu’il avait entendu l’avait laissé perplexe. Il lui fut envoyé par une colombe un feuillet sur lequel se trouvait écrite la nature de la pénitence: ne plus parler sans la permission de l’ermite, se faire fou, supporter sans impatience les offenses des enfants et des autres gens, coucher avec les chiens, ne rien manger qui ne leur fut arraché. Robert accepta cette pénitence avec joie et promit de la mener à bien. Tondu comme le sont les fous par l’ermite, il se rendit à la capitale du royaume. Suivi par les enfants, il monta dans la grande salle au palais royal, se battit avec les chiens, arracha de leurs crocs ce qu’il leur était jeté; les courtisans leur lancèrent alors des os et d’autres choses pour le voir combattre avec les chiens. Le roi remarquant qu’il ne voulait manger que ce qui était jeté aux chiens, leur lança beaucoup de choses afin que celui qu’il croyait fou pût en manger. Robert refusait de coucher ailleurs qu’avec les chiens, sous l’escalier. Ses nuits s’y passaient en pleurs et en prière. Les Barbares avaient fait irruption dans le royaume et le dévastaient. Le roi et ses hommes marchèrent au combat. Alors que Robert s’apitoyait beaucoup sur son sort et priait pour lui, l’ange du Seigneur lui apparut, lui demandant de le suivre, d’accepter les armes envoyées par Dieu, d’aller porter secours à son seigneur et après avoir remporté la victoire, de remettre les armes là où il les avait prises. Il le mena près d’une fontaine, dans le jardin, lui remit de blanches armes frappées d’une croix rouge et le fit monter sur un cheval blanc. Volant vers le champ de bataille, il pénétra les rangs de l’ennemi, le mit en fuite et l’anéantit. Ayant remporté la victoire, il revint là d’où il était parti et déposa les armes et le cheval où l’ange le lui avait dit. Ce que vit la fille unique du roi, qui était muette, de la fenêtre de sa chambre. Le roi revint et demanda à ses hommes qui était ce chevalier aux blanches armes qui s’était ainsi comporté. Il fut introuvable. La fille désignait du doigt le fou, mais elle fut vivement réprimandée par son père. Les ennemis revinrent avec une armée plus forte. Robert, averti par l’ange, libéra le roi et son armée. Ce que voyant, le roi demanda à ses chevaliers de le capturer afin qu’il le promût aux plus grands honneurs. L’un des chevaliers, ne pouvant le capturer malgré tous ses efforts, planta sa lance dans la cuisse de Robert. Le fer resta dans la blessure. Robert déposa les armes près de la fontaine, enleva le fer, le jeta et mis de la mousse sur sa blessure. Ce que voyant, la fille du roi accourut et s’empara du fer de lance. Le roi dit que si le chevalier vainqueur se présentait, il lui donnerait sa fille en mariage et le ferait héritier de son royaume. Son sénéchal se blessa alors la cuisse et apporta le fer d’une lance. Le chevalier qui avait blessé Robert ne fut pas dupe mais n’osa rien dire. Le sénéchal devait épouser la jeune fille qui protestait, montrait le fou et repoussait le sénéchal. Son père la réprimandait vivement et voulait la contraindre au mariage. Dieu la guérit alors. Elle raconta à son père ce qu’elle avait vu, apporta le fer de lance que le chevalier reconnut pour sien. Arriva l’ermite qui avait imposé la pénitence, enjoignant à Robert de parler et de révéler la vérité, ce qu’il fit avec peine. Le roi voulut lui donner sa fille unique, renoncer à son royaume et le lui laisser. Les hommes de son père lui demandèrent d’être leur chef. Mais il refusa de répondre à leurs souhaits. Il quitta tout et partit avec l’ermite.
CommentaryCommentaireKommentarCommentoComentario:
Cette histoire, qu’Etienne dit tenir de deux frères qui disaient l’avoir lu (Audiui a duobus fratribus, qui hoc se legisse asserebant, quod...) apparaît dans un roman d’aventure en français, de 5078 vers octosyllabiques, composé à la fin du XIIe ou au début du XIIIe siècle (E. Löseth, éd., Robert le Diable, roman d’aventures, Paris, 1903; Robert le Diable. Roman du XIIe siècle, trad. fr. A. Micha, Paris, 1996). L’exemplum d’Etienne de Bourbon est repris par Jean Gobi dans la Scala coeli (M. A. Polo de Beaulieu, éd., La Scala coeli de Jean Gobi, Paris, 1991, num. 930, p. 562-564). Premier chapitre des Chroniques de Normandie (XIVe s.), elle s’affirme comme faux récit généalogique (puisque Robert n’a pas de descendance), mais qui est destiné à doter la famille des ducs de Normandie d’une aura diabolique. On ne peut d’ailleurs pas identifier Robert le Diable à un duc de Normandie précis. Un Dit est écrit et diffusé par des jongleurs au XIVe s. (K. Breul, éd., ?Le Dit de Robert le Diable zum erstenmal nach drei Handschriften der pariser Nationalbibliothek Kritish herausgegeben?, in Mélanges A. Tobler, Halle, 1885, p. 464-509). Il est amplifié par le théâtre: le Miracle de Nostre Dame de Robert le Dyable fait partie du répertoire d’une confrérie parisienne vouée au culte de la Vierge: il est représenté en 1375 (G. Paris, U. Chevalier, éd., Les Miracles de Notre Dame, Paris, 6, 1881, p. 1-77). Dans ces deux dernières versions l’ascétisme premier se transforme dans le sens d’une conciliation entre les exigences de la foi et la recherche du bonheur: Robert, au lieu de finir sa vie en ermite, épouse, sur injonction divine, la fille du roi. Des scènes burlesques sont ajoutées: le pseudo-fou fait baiser le cul d’un chien à un juif qui dînait avec l’empereur; il jette une reine dans la boue; il lance un chat dans une marmite. Le Dit est mis en prose à la fin du XVe siècle: La Vie du terrible Robert le dyable sort en mai 1496 à Lyon des presses de Pierre Mareschal et Bernabé Chaussard. Cet ouvrage est promis au plus grand succès, puisque de 1496 à 1580 onze éditions se succèdent, à Paris, Lyon et Rouen. La Bibliothèque bleue de Troyes reprendra ce texte dans son catalogue; Robert le Diable fut un des titres les plus célèbres de la littérature de colportage, jusqu’au XIXe siècle, moyennant quelques lentes adaptations: importance croissante de la magie et du merveilleux; transformation du héros diabolique en personnage de fait-divers. Au XVe siècle un récit en allemand (K. Borinski, ?Eine ältere deutsche Bearbeitung von Robert le Diable?, Germania, 37, 1892, p. 44-62; trad. fr. J.-L. Eichenlaub, in J. Berlioz, Cl. Bremond et C. Velay-Vallentin, dir., Formes médiévales du conte merveilleux, Paris, 1989, p. 41-54) ? dont l’épilogue reste ascétique ? et un roman anglais, Sir Gowther (K. Breul, éd., Sir Gowther, eine englische Romanze aus dem XV Jahrhundert, Oppeln, 1886, 107-114), reprennent la légende. La version française imprimée est traduite à partir du XVIe siècle dans presque toutes les langues européennes. La version portugaise gagnera le Brésil: le folheto Roberto o Diabo est l’un des plus grands succès de la littérature de colportage (leteratura de cordel) du Nord-Est brésilien. La légende aura de nombreux avatars à l’époque moderne: l’opéra de G. Meyerbeer, Robert le Diable, sur un livret d’E. Scribe et G. Delavigne (1831), ainsi que ses parodies, des pièces de théâtre ou des romans populaires. — Dans son contenu l’exemplum est un assemblage d’éléments chevaleresques, religieux et folkloriques, unis sous la structure simple du récit exemplaire. L’apport de la littérature épique est évident. La naissance de Robert est due au diable (H.-J. Uther, The Types of International Folktales: A Classification and Bibliography, Helsinki, 2004 (Fellow Folklore Communications, 284-286) = ATU,156B), ce qui rappelle celle de Merlin. Comme ce dernier, il épouvante son entourage dans son enfance. Sa conversion suit l’exposé de la vérité sur sa naissance qu’il obtient, comme dans le lai de Tydorel, de sa mère. L’ermite, souvent le seul interlocuteur toléré par les nobles pécheurs, recueille ses aveux. Robert se rend à Rome pour se confesser au pape, pratique courante au XIe s. pour les chevaliers brigands. Le saint qui aide Robert évoque saint Georges volant au secours des croisés. Le cheval et les armes de Robert sont blanches, ce qui renvoie à la couleur symbolique des êtres, hommes ou animaux qui relèvent d’un monde féerique (le blanc cerf d’Erec, la biche blanche de Tyolet). La fontaine, où Robert cache cheval et armure, est un topos spatial des romans de chevalerie. Le triple tournoi est un topos temporel. L’épisode du sénéchal imposteur et démasqué est à mettre en parallèle avec celui le sénéchal Anguingeron qui dans le Tristan se présente avec la tête du dragon (ici le fer de lance) pour épouser Iseut. Un récit hagiographique irlandais du XIe s. présente ? sans qu’il en soit forcément la source ? d’étroites ressemblances avec la légende de Robert le Diable, et ce jusqu’à l’injonction de la pénitence au pécheur. Si le rôle de la confession est mis en valeur, le thème de la contrition larmoyante, propre au récits pieux des XIIe et XIIIe s., reste essentiel. Le motif de la pénitence apportée par l’ange rappelle la ?Messe de saint Gilles? et le pardon accordé à Charlemagne. Le thème de la folie simulée est emprunté à la tradition byzantine des ?saints fous? (saloi) et rappelle aussi celle d’Ipomédon et de Tristan dans les Folies Tristan. Le thème de la pénitence de reclus vivant sous un escalier dans l’incognito se trouve dans la Vie de saint Alexis. Le retour à l’animalité évoque le saint personnage sous la forme de l’homme sauvage. Le silence imposé à Robert renvoie à la règle de s. Benoît (chap. 6). L’accès à la sainteté qui arrive après une vie turbulente dans le siècle est un lieu commun hagiographique. — La fin de la légende (révélation de sainteté et récompense) présente des affinités certaines avec le conte des frères Grimm Der Eisenhans (ATU 314, 506) ainsi qu’avec les contes regroupés spécifiquement sous ATU 314. La légende de Robert le Diable serait le remaniement ecclésiastique d’un conte populaire appartenant au groupe du ?Teigneux?. La reconstitution d’un conte préexistant à la légende de Robert le Diable a été tentée. Elle prend appui sur les formes du conte recueillies au XIXe siècle pour remonter au Moyen Age, en supposant que l’intrigue du conte est restée stable. Elle suppose au départ soit la fusion de deux contes ? naissance du héros (ATU 156B) et conte relevant du groupe du ?Teigneux? (ATU 314), soit l’existence d’un même conte intégrant l’histoire de la naissance. — J. Berlioz, ?Robert le Diable?, in G. Hasenohr, M. Zink, dir., Dictionnaire des lettres françaises. Le Moyen Age, Paris, 1992, p. 1290-1291; id., ?Robert der Teufel?, in Enzyklopädie des Märchens, sous presse; id., ?Métaphore, lieux communs et récit exemplaire: les images de la folie simulée dans la Vie du terrible Robert le Dyable (1496)?, in Symboles de la Renaissance, Arts et langage, Paris, 2, 1982, p. 89-108, 231-236; id., ?Dramma di famiglia e ideale cavalleresco: la leggenda di Roberto il Diavolo nelle ?Chroniques de Normandie? (XIV secolo)?, in E. Pellizer, N. Zorzetti, éd., La Paura dei padri nella società antica e medievale, Roma/Bari, 1983, p. 155-169; id., ?Les versions médiévales de l’histoire de Robert le Diable: présence du conte et sens des récits?, in J. B. Martin, éd., Le Conte. Tradition orale et identité culturelle, Lyon, 1988, p. 149-165; E. Gaucher, ?La mère coupable dans la légende de Robert le Diable (XIIe-XIXe s.)?, Bien Dire et Bien Aprandre, 16, 1998, p. 133-144; ead., ?Le motif de la fontaine dans Robert le Diable?, in Sources et Fontaines du Moyen Age à l’âge baroque, Paris, 1998, p. 83-95; ead., ?Les influences épiques dans le roman de Robert le Diable. In Plaist vos oir bone cançon vallant?? in Mélanges offerts à François Suard, D. Boutet, M.-M. Castellani, F. Ferrand, A. Petit, éd., Lille, 1, 1999, p. 285-294; ead., ?Sang vermeil, merveille du sen: à propos de Robert le Diable?, in Le sang au Moyen Age, Montpellier, 1999, p. 217-226; ead., ?Realia et legenda: à propos de Robert le Diable?, in D. Buschinger, éd., Les ?realia? dans la littérature de fiction au Moyen Age, Amiens, 2000, p. 50-61; ead., ?Fils du diable, héros rédempteurs: Merlin et Robert le Diable?, in D. Quéruel, éd., Robert de Boron, Merlin, Paris, 2000, p. 61-72; ead., Robert le Diable. Histoire d’une légende, Paris, 2003; K. Wais, ?Märchen und Chanson de geste. Themengeschichtlichen zur Robert le Diable, Berte aux grans piés, Loher und Maler?, Zeitschrift für franzözische Sprache und Literatur, 87, 1977, 314-334.

ReferencesRéférencesReferenzenRiferimentiReferencias

Tubach:

TUBACH, Frederic C., 1969. Index exemplorum. A Handbook of medieval religious tales. Helsinki.:

  • #4119 : Robert and Devil. EdeB # 168; ML # 11; S.T.: B14.– BP III, 94 114; de Felice, Contes de Haute Bretagne (Paris, 1954), 251 254 # 2; Liungman 314. (© Frederic C. Tubach)
CataloguesRépertoiresVerzeichnisseRepertoriCatálogos:
  • H.-J. Uther, The Types of International Folktales: A Classification and Bibliography, Helsinki, 2004 (Fellow Folklore Communications, 284-286), 314, 506, 756C.
  • THOMPSON, Stith, 1975. Motif-Index of Folk-Literature. A classification of narrative elements in folktales, ballads, myths, fables, mediaeval romances, exempla, fabliaux, jest-books and local legends. Bloomington - Londres. S223.0.1, V29.1.

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