Liber visionum et miraculorum Clarevallensium: 106, pp. 196-204

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TE018359
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Herbertus Turrium
SummaryRésuméZusammenfassungSommarioResumen:
(Fr.) Eskilo, à seize ans, est envoyé par ses parents en Saxe pour étudier. Gravement malade, il reçoit l'extrême onction et, à l'agonie, est laissé pour mort. Pris par une vision, il entre dans une maison dans laquelle il est immédiatement enveloppé de flammes et se croit condamné pour l'éternité. C'est alors qu'il voit un passage menant à un palais. Lorsqu'il entre dans le palais, il voit la Vierge Marie sur un trône, qui lui reproche d'avoir osé se présenter devant elle. Trois personnes vénérables prennent sa défense et la Vierge fait semblant d'être en colère contre lui pour ne lui avoir jamais exprimé sa dévotion. Terrifié, Eskilo demande pardon et propose de payer pour sa libération. Lorsque la Vierge lui demande cinq sortes de blé, le jeune homme promet de payer. Il se réveille à la surprise de tous, ne pouvant que remercier Dieu de ne plus être au sein des flammes. Une fois la vision racontée, un homme sage lui dit qu'il sait qu'Eskilo sera un homme important pour l'Église et qu'il devra construire à ses frais cinq monastères d'ordres différents avec au moins douze moines pour chacun. Devenu évêque de Lund, Eskilo fonde d'abord les cinq monastères, puis de nombreux autres, à ses frais et à ceux d'autres fidèles, pour les Cisterciens, les Chartreux et les Prémontrés, non seulement au Danemark mais aussi en Saxe, en Slavonie, en Suède et en Norvège, travaillant en même temps à éradiquer le paganisme et l'hérésie, qu'il abhorre. Un noble de ces terres refuse d'obéir à Eskilo et de se séparer de sa femme, une parente de sang ; excommuniée, la femme est retrouvée morte dans son lit, la gorge tranchée par un démon. Un autre homme riche se marie avec la femme d'un autre chevalier et Eskilo, après de nombreux avertissements non entendus, lui inflige un anathème. Les deux pécheurs sont étouffés dans leur sommeil avec leurs deux enfants. La notoriété de l'événement convainc de nombreux pécheurs de changer de vie. Elie, le dixième évêque de Ribe, au Danemark, trouve l'hostie qu'il a laissée intacte, divisée en cinq parties pour signifier, comme on le comprendra plus tard, les cinq évêques, dont Elie, qui dans le schisme entre Alexandre III et Victor IV prend le parti de ce dernier. Plus tard, Elie, plus intéressé par la richesse que par l'âme de ses fidèles, refuse, sur le point de mourir, de se confesser et de communier. Il est retrouvé mort, étouffé par les démons et jeté sur un phare. Le frère d'Eskilo meurt sans confession et sans lui avoir demandé pardon pour l'avoir offensé à tort. Un jour qu'Eskilo est en train de prier, son frère apparaît devant lui, en silence, avec une attitude pénitente, enveloppé de flammes, à l'exception de son cou, sa tête et le haut de ses épaules. Stupéfait, Eskilo ne parle pas mais, tourmenté par le chagrin de son frère, il demande le lendemain de nombreuses messes et prières pour lui au chapitre. Tout ce qui précède a été dit à Herbert par Eskilo lui-même.
(It.) Eskilo, a sedici anni, era stato mandato dai genitori in Sassonia per studiare. Malato gravemente, riceve l’estrema unzione e, entrato in agonia, viene dato per morto. Rapito in spirito entra in una casa nella quale viene immediatamente avvolto dalle fiamme e pensa di essere condannato in eterno, quando vede un passaggio che lo conduce a un palazzo. Entrato nel palazzo vede la Madonna in trono che lo rimprovera per aver osato apparirgli di fronte. Tre venerabili persone prendono le sue difese e la Vergine finge di essere adiratissima con lui per non averle mai espresso devozione. Terrorizzato, Eskilo chiede perdono e offre di pagare in cambio della sua liberazione. Quando la Vergine gli chiede cinque stai di cinque tipi diversi di grano il giovane promette di pagare. Si sveglia con grande sorpresa di tutti, capace solo di ringraziare Dio per non essere più tra le fiamme. Una volta raccontata la visione, un uomo saggio gli dice di sapere che Eskilo sarà un uomo importante per la Chiesa e che dovrà costruire a sue spese cinque monasteri di ordini diversi con almeno dodici monaci per ciascuno. Diventato vescovo di Lund, Eskilo fonda prima i cinque monasteri e poi molti altri, a spese sue e di altri fedeli, per cistercensi, certosini e premostratensi, non solo in Danimarca ma anche in Sassonia, Sclavonia, Svezia e Norvegia, adoperandosi allo stesso tempo per estirpare paganesimo ed eresia, che aborriva. Un nobile di quelle terre si rifiuta di obbedire a Eskilo e di separarsi dalla moglie, una consanguinea; scomunicato, la donna viene trovata morta nel letto, con la gola tagliata da un demone. Un altro ricco sposa la moglie di un altro cavaliere ed Eskilo, dopo molti avvertimenti rimasti inascoltati, gli lancia un anatema. I due adulteri sono soffocati nel sonno con i loro due figli. La fama dell’evento convince molti adulteri a cambiare vita. Elia, decimo vescovo di Ribe, in Danimarca, trova divisa in cinque parti l’ostia che aveva lasciata integra a significare, come si capirà più tardi, i cinque vescovi, tra cui Elia, che nello scisma tra Alessandro III e Vittore IV presero le parti di quest’ultimo. Elia in seguito, più interessato a arricchirsi che all’anima dei suoi fedeli, si rifiuta, in punto di morte, di confessarsi e comunicarsi, e viene trovato morto, soffocato dai demoni e scaraventato su un’alta trave. Il fratello di Eskilo muore senza confessione e senza avergli chiesto perdono per averlo offeso ingiustamente. Un giorno in cui Eskilo è in preghiera gli compare di fronte il fratello, in silenzio, con atteggiamento penitente, avvolto nelle fiamme, a parte il collo, la testa e la parte alta delle spalle. Eskilo, attonito, non parla ma, tormentato dal dolore per il fratello, il giorno dopo chiede in Capitolo molte messe e preghiere per lui. Tutto quanto detto sopra è stato raccontato a Herbertus da Eskilo stesso.
SourcesSourcesQuellenFontiFuentes:

Conrad Eberbach, Exordium Magnum Cisterciense sive narratio de initio cisterciensis ordinis auctore Conrado Monacho claravallensi postea eberbacensi ibidemque abbate - Ed. Br. Griesser, Turnhout, Brepols (Corpus Christianorum. Continuatio Mediaevalis, 138), 1994 [mais en réalité 1997], III, 27.

CommentaryCommentaireKommentarCommentoComentario:

Laurent Veyssière, ‘Les moines et convers de l'abbaye de Clairvaux dans le Liber miraculorum d'Herbert, Archevêque de Torres’, Herbertus archiepiscopus turritanus. Bulletin du groupe d'études «Herbertus», IV/3, 2003, p. 9-45, n.8. Cf. Bibliotheca hagiographica latina antiquae et mediae aetatis, Bruxelles, 1992, 2619-2620 ; Bibliotheca Sanctorum, 12 vol. et 2 appendices, Rome, 1961-1969, t. 5, col. 91-92. - Dania et Dacia sont des toponymes équivalents, cf. Joseph Bosworth, A Dictionary of the anglo-saxon language, Londres, 1838, p. 89, s.v. Denamearc. - Eskilo fut élu archevêque de Roskilde en 1134 ; en 1138 il fut élu archevêque de Lund et en 1179 il se retira au monastère de Clairvaux où il mourut en 1182. Voir Pius Bonifacius Gams, Series Episcoporum Ecclesiae Catholicae, Regensburg, 1873-1886, p. 330, n.3 et p. 332, n.6 ; et aussi Stefano Mula, 'Il cosiddetto Chronicon clareuallense. Edizione dal Ms. Florence, Bibl. Laurenziana, Ashburnham 1906, Herbertus Archiepiscopus Turritanus. Bulletin du groupe d'études "Herbetus", V/4, 2005, p. 5-48, p. 19. - Br.P. McGuire, 'Archbishop Eskil and Danish Identity', The Birth of Identities : Denmark and Europe in the Middle Ages, København, Reitzel, 1996, p. 189-211. - Le pape Alexandre III fut persécuté par l'empereur Frédéric Ier lui-même et fut contraint de fuir en France, auprès de ses partisans. Parmi eux se trouvait également Eskilo qui, déjà en 1161, après avoir été expulsé de son siège épiscopal par le roi des Danois Valdemaro (1157-1182), s'était réfugié en France. - D'après l'Exordium Magnum Cisterciense... (III, 27), parmi les trois vénérables figure Udo, évêque de Hildesheim, mort en 1114. Cf. aussi P. B. Gams, Series Episcoporum..., p. 281. - Parmi les monastères fondés par Eskilo nous mentionnons : en 1144 Herrevad (Herivadum), fille de Cîteaux, dans le diocèse de Lund ; cf. Cottineau Laurent Henri, Répertoire topo-bibliographique des abbayes et prieurés, 2 vol., Mâcon, 1935-1937, I, p. 1411, p. 1072 ; Frederic Van der Meer, Atlas de l'Ordre cistercien, Paris - Bruxelles, 1965, p. 278 et 282 ; en 1154, Esrom (Esromium), fille de Clairvaux, dans le diocèse de Roskild ; en 1158 Vitskøl ou Viatskild (Vitae schola), dans le diocèse de Viborg, cf. ibid., p. 302. - Au sujet d'Eskilo cf. aussi U. Chevalier, Répertoire des sources historiques, t. 1, col. 1360 - Élie, dixième évêque de Ribe (Ripensis), au Danemark, diocèse suffragant de Lund, cf. Pius Bonifacius Gams, Series Episcoporum..., p. 331. - Après la mort du pape Adrien IV, le 1er septembre 1159, deux papes furent élus, Alexandre III (1159-1181), avec le consentement de la majorité des cardinaux, et Ottaviano de' Monticelli, de Tivoli (Victor IV, antipape, 1159-1164). - Pour le miracle de l'hostie, cf. C. Zichi, Gr. Fois, St. Mula (ed.), Herberti turritani archiepiscopi, Liber visionum et miraculorum clarevallensium, Turnhout, Brepols (Corpus Christianorum. Continuatio mediaevalis, 277), 2017, 96.

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